
Un livre que Déborah m’a recommandé. C’est un très vieux bouquin, que j’ai trouvé en lecture sur Gallica.
Je viens de le parcourir rapidement. Comme il est dit dans les premières pages, ‹‹pour les choses nouvelles, il faut de nouveaux mots››. Il est donc bien évident que depuis 1860, on a beaucoup évolué, que ce soit en biologie, en philosophie ou en matière de sciences occultes. On remarque que les textes sont très emprunts d’une morale qui, si elle était de mise à cette époque là, est dépassée dans notre société actuelle.
La façon de lire et de penser, elle aussi, a pris une autre tournure. Si autrefois la circulation des idées se faisait essentiellement par les livres, de nos jours les médias nous apportent une autre manière d’appréhender les choses. Faire passer un message par l’écriture n’est pas aussi évident qu’un document vidéo par exemple. Faire passer une sensation, une image par les mots n’est pas toujours facile non plus. L’interprétation d’une phrase dépend d’un vocabulaire qui n’a pas forcément la même signification d’un individu à l’autre. Volupté plaisir des sens, sera pour les uns synonymes de velours, douceur, caresse, pour les autres synonymes de luxure.
Bien sûr, le fond reste acceptable, mais je crois qu’il ne faut pas s’arrêter à cet ouvrage et qu’il faut chercher chez nos contemporains comment les sciences ont appréhendé cette idée d’Esprit. Aujourd’hui, si on ne parle plus guère d’âme ou d’esprit, mais je crois que les notions de courants magnétiques, ondes, ou d’énergies sont plus adaptés et en soi… même s’ils sont moins poétiques ou évanescents, ils désignent à peu près la même chose, mais de façon plus “étudiée”.
Les livres traitant des disciplines asiatiques et du bouddhisme, la pratique du yoga et de la méditation m’ont montré qu’il n’y a rien de subjectif dans l’univers. Quand on va au fond des choses, que ce soit dans les sensations, dans les fondements même de l’homme et de son environnement, presque tout s’explique. Il faut parfois remonter jusqu’à la formation de la matière et de tous les courants qui animent la particule la plus petite … mais chaque élément est en corrélation avec d’autres, et rien n’est aléatoire.
Si le mot Esprit prend une forme évanescente, les mots énergies, ou magnétisme, eux, restent bien concrets, même s’ils ne sont pas visuellement décelables.
Quand je lis un livre, je m’intéresse toujours à la biographie de l’auteur. Léon Rivail (c’est le vrai nom d’Allan Kardec) est né à Lyon en 1804 dans une famille de juristes. Il appartenait à la ‹‹bonne société européenne››. Il était fan
de Jean-Jacques Rousseau et de Pestalozzi ! Révolutionnaires dans le monde de l’éducation de leur époque !
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